Histoire de la commune

En 1790 alors que le département se crée sous le nom de « Vendée », La Boissière devient commune. Elle est issue des paroisses de La Boissière et des Fossés Chalon et fait partie du canton du Poiroux. Elle prendra le nom de La Boissière des Landes au 19ème siècle et intégrera le canton des Moutiers en 1803. En mars 1789 des élections paroissiales aux états généraux se déroulent et le 1er maire, François Espaud est élu. Pierre Rayneau lui succédera en 1792.

Son origine

Quant à son origine, bien fin serait celui qui pourrait retrouver son acte de naissance. Elle se perd sans doute à l'époque des Francs, peut être au-delà... Le bourg a été construit sur une colline granitique où il y avait un vieux manoir.

Le pays n'offrait que de longues bandes de landes et de bruyères, piquées ça et là de champs d'ajoncs et de genets.

La commune comprenait deux régions assez distinctes : une bordure de taillis à l'ouest où se trouvent maintenant les villages de l'Anglais (l'anglée au XII ème siècle), de la Chaussée et de la Moussoirie et à l'est une vaste étendue de landes en direction de Nesmy et d'Aubigny.

On voit bien que notre commune mérite bien son nom. En latin elle s'appelait « BUXIA » ou « BUXUS » qui veut dire buis. Ce mot latin se rapproche du mot germain « BUCHS » qui signifie bois, taillis . On y trouve la feuille stylisée dans le blason communal avec les deux quintefeuilles. C'est bien la preuve de l'antiquité de notre bourgade, si ce sont des Francs qui l'on baptisée.

Au moyen âge on disait « La BOEXERE », preuve retrouvée dans un chartrier conservé aux archives historiques de Poitiers où il est question d'un certain André de la BOEXERE (1292-1310) à propos d'échanges de terres dans les communes de Nieul-le-Dolent, de Martinet et de Beaulieu.

La Paroisse

Son histoire ne fut faite que par ceux qui l'ont traversée. L'ensemble de la région aurait été évangélisé vers le IIIème siècle par Saint Benoist et Saint Vincent. Ce dernier a donné son nom à une commune voisine Saint Vincent sur Graon où il fut enterré. La commune a été dépendante de la principauté de Talmont et fut le siège d'une commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem avec une abbaye érigée au Fossé Châlon où fut découvert un dépôt de monnaie du moyen âge.

La paroisse de la Boissière ne compte pas de monuments religieux anciens. La vieille église qui datait du XI ème siècle, fut brûlée une première fois par des protestants le 15 mars 1568. Cependant le culte persista jusqu'en 1792. La révolution dont le pays fut le théâtre, n'épargna pas notre commune. Lors des guerres de Vendée, Charette campa dans les landes de la Boissière avec des fantassins et des chevaux et l'église fut à nouveau brulée en 1794. Elle fut à chaque fois remise en état.

Son Blason

« Parti : au 1er d'azur au chevron d'or accompagné de trois trèfles du même posé 2 et 1.
au 2ème d'or au chevron de gueules accompagné de trois aiglettes d'azur becquées et membrées de gueules
au chef d'argent chargé d'une croix de Malte de gueules, accostée de deux quintefeuilles de sinople »

Explications :

Le premier parti est aux armes des Gazeau qui ont été seigneurs de la Boissière.
Le deuxième est aux armes de la famille de Trémoille parce que la seigneurie de la Boissière relevait de la principauté de Talmont qui lui appartenait
En chef la croix de Malte évoque les Fossés Chalon. Les deux quintefeuilles sont le rappel étymologique de la Boissière (Buxia = bois, taillis).

A la veille de la révolution, la commune comptait environ 80 "feux", soit environ 400 habitants. Au début du XXème siècle, le bourg comptait environ 20 maisons et 3 écoles. Le village de l'Epinette était plus important que le bourg. Face au développement de la paroisse, une nouvelle église fut construite. Le 15 août 1901 les Boissiérois prennent possession de leur nouvelle église et le 30 avril 1902 l'église est consacrée par Mgr Catteau, évêque de Luçon.

Son centenaire décalé a été célébré le 4 octobre 2003

Ses maires

Voici les noms de ceux qui depuis la Révolution ont été maires de la commune

François ESPAUD 1789 - 1792
Pierre RAYNEAU 1792 - 1797
Pierre BERTHOME 1798 - 1811
M. RAYNAUD 1811 - 1826
M BOISLIVEAU 1826 - 1830
M. DUREAU 1830 - 1835
L. MOUSSION 1835 - 1858
M. MALTHETE 1858 - 1865
L. MOUSSION 1865 - 1868
F. MOUSSION 1868 - 1873
M. ROBION 1873 - 1884
L. MOUSSION 1884 - 1888
J. BALLANGER 1888 - 1892
L. MOUSSION 1892 - 1896
E. ROBERT 1896 - 1909
Henri CHADENEAU 1909 - 1911
Jules DE GUERRY DE BEAUREGARD 1911 - 1941
Oscar DAHL 1941 - 1944
Gabriel GIRAUDEAU 1944 - 1945
Jacques DE GUERRY DE BEAUREGARD 1945 - 1983
Bernard ARNAUD 1983 - 2008
Michel CHADENEAU 2008 -